• Que tu le classes ou que tu le caches, ce mot qui fait mal aux tympans de ton cœur, dis-toi cette boutade : À chacun le sien.

    Trop entendu ou trop lu?

    Sans étonnement, l'étrange lettre complice l'emmène en le tenant, en le tirant ou le traînant par ses consonnes et ses voyelles pour le ranger auprès d'autres sœurs et frères éloignés de ton langage familier dans ton encyclopédie Vingt Mots.


    (9/03/19)
     


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    Connaissez-vous  cette femme un peu « perchée » ?

    Non pas Miss Ara ou l’éloquence même ni quelque vieille déesse hautaine, encore moins cette silhouette d’aigrette citadine surélevée par de redoutables talons aiguilles, non plus la bricoleuse de cathédrales, ni même l’alpiniste sans peur et encore moins la pilote du dernier vol d’essai d’un avion militaire…

    Mais… Cette femme aimante, amante de la vie, aimant de poésie… Oui, cette femme au léger déhanchement qui se promène au loin sur les sentiers, les passerelles, les friches de l’existence, les bords de la beauté, l’âme ouverte, les pieds dans le ciel.

     

     

    (30/05/2016)


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    Prendre un quartier de ville

    De préférence tranquille

    Mettre les piétons à l’aise

    Ajouter des cyclistes gais

    Des automobilistes parfaits

    Quelques enfants sans larmes

    Mais aussi des gendarmes

    Les remuer sans les battre.

    Si la pâte veut se débattre

    Verser un zeste de discours

    Accompagné d’un peu d’amour.

     

     

    (16/01/2016)


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  • La foi? Quelque chose d'étrange que la famille vous dépose ou non et la paroisse dans l'enfance, qui se nourrit quelquefois de messes, de prières, de pèlerinages, qui doute au commencement des questions, qui demeure, s'estompe ou disparaît. La foi? Quelque chose d'étrange...

     

    (Commentaire à Isabelle Jasmin sur Facebook, le 21/07/2015)


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    Elle touche la terre, la ville, la mer, la vie avec ses pieds.

    Le ressenti passe avec habileté mais sans chorégraphie du sol à son corps. Comme si la paume de ses pieds pourtant endurcie au fil des années était sa perception première, avant ses yeux, avant son cœur rayonnant d’existence.


    Ses pieds nus se moulent aux formes que nous fuyons avec nos chaussures blindées en cuir ou simili, effleurent obstacles, épines et déchets, creusent la boue si docile, le sable désarmé, communiquent avec le corps des choses, matière et sens, communient avec l’essentiel sans relais du sol à la tête.

    Elle n’en parle pas. Depuis longtemps elle garde cet étrange bonheur de marcher sur la Terre.

     

    Suzâme

    (25/06/12)

     


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