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    Pour Les Poètes en Berry : Rivière et poésie

    La poésie s’y baigne nue

    Elle est la rivière

    Des vers cachés, non lus.

    L’eau vivante, solitaire.

     

    Pêcheurs ! Poètes !

    Ne vous y mirez point !

    Elle ignore les fêtes

    Lignes, plumes et poings.

     

    La poésie s’y noie

    Elle est le courant maudit

    Des vers secrets, sans voix.

    Elle est son âme en repli.

     

    Passants ! Poètes !

    Contemplez son corps indocile !

    Sauvez-la de sa tête

    De vos pas, de vos plumes fragiles !

     

    (03/09/16)

     

     


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  • Tenue rouge

     

    Et qu’ça bouge.

     

    Tenue blanche

    V’là qu’tu t’épanches.

     

    Tenue verte

    Reste en alerte.

     

    Tenue bleue

    Fais d’ton mieux.

     

    Tenue jaune

    Serais-tu un clone ?

     

    Tenue orange

    Avec qui tu manges ?

     

    Tenue marron

    T’a rien d’un fanfaron.

     

    Tenue crème

    Qui est-ce qui t’aime ?

     

    Tenue mauve

    Pourquoi tu t’sauves ?

     

    Tenue grise

    Mais qu’est-ce qu’ils t’disent ?

     

    Tenue noire

    Qu’as-tu fais de l’espoir ?

     

    ©S. G.

    (8/03/2016)

     

     

     

     

     

     


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  • La démone

     

    Que dit la démone ce soir ?

    Elle s’émeut des fleurs.

    Elle veut un cœur

    Et tout contre elle, l’espoir.

     

    Que fait la démone ce matin ?

    Elle lange le jour.

    Elle change l’amour

    Et tout contre elle, ta main.

     

     

    (13 /02/2016)


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  • Quelque chose

     

    Quelque chose a poussé

    dans ce corps sans décor.

    De son puits est née la vie.

     

    Et plus tard, sans accord

    quelque chose a envahi

    ce beau corps autonome.

     

    Fleur de maladie ?

    Dans ce corps métronome

    La même chose a trahi.

     

    Suzâme

    (06/09/12)


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  • Oh ! que j’aime cette sagesse

    que seule révèle l’innocence

    ou la flagrance du vécu.

    La pierre devient fleur

    et le cœur enfin nu

    libéré des rêves et des pleurs

    défait sa latente tristesse

    et le corps… sereine présence.


    Suzâme

     (29/08/12)


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