• -          J’peux t’dire quelque chose ? Tu n’es pas assez mûre.

    -          Et toi, selon le goût de leurs papilles, tu le serais bien trop.

    -          Trop ! Tu exagères. D’ailleurs, il est stupide de nous comparer. Nos couleurs ne sont pas de la même saison.

    -          Si je suis plutôt acidulée, c’est pour exister, me distinguer sur leurs langues gourmandes. Ce n’est tout de même pas ma faute si je fonds trop vite !

    -          Oh tu sais, j’ai le même problème, ma même sensation. Quand vient l’automne, ma maturité est du pur sucre. Comme toi, exquise, je disparais dans leurs bouches impatientes. Si nous sommes la tentation, le désir, ne sont-elles pas, hélas, notre plus beau gouffre ?

     

    (01/09/2016)


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  • -          - Accueille-moi comme avant, souffle le vent charmeur à la maison repliée

    -         - Il y a quelques mois, tu as claqué si brutalement ma porte et de façon si inattendue que tout mon corps de pierre a tremblé.

    -          - C’est la faute aux saisons. Parfois je ne suis plus le même. Oui, elles me transforment en fou des portes et des fenêtres. Et tu le sais qu’elles ne sont pas mes seules victimes. Questionne les arbres !

    S’il te plait laisse-moi entrer !

    -          - Je t’en prie ! Cesse tes relances ! A cause de toi, moi aussi je ne suis plus la même. Ta violence a ébranlé ma confiance de douce maison. Depuis ta crise insensée,  je reste fermée au monde.

    -          Je ne suis que le vent. A aucun instant je n’ai voulu être tempête. Et puis je ne suis pas seul à te demander de rentrer à nouveau dans ton cœur, dans ta vie. Que fais-tu du soleil qui lui aussi n’y était pour rien ?            Allez, douce maison, ouvre-nous ta porte !

    -          Ah vent et soleil ! J’ai tant besoin de vous !

    (28/03/2016)

     

    Petit dialogue ordinaire


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  • - Femme,

    A quelle heure

    êtes-vous une fleur?

    - Je suis un coeur.

    Je n'ai pas d'heure.

     

     

    (7/03/16)


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  • "- Dire que je me ferais bien faon pour trouver quelques victuailles !

    - Et moi donc ! Dire que je me ferais bien paon pour trouver du travail !"

     

    Petit dialogue ordinaire entre deux exclus

    (le 30/08/2015)


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  • « - Surprise ! Je te pique là où ça fait mal et m’en nourris ma mignonne. En plus, tralala, je suis libre. Ah Ah ! » Se vante l’égoïste membre des Culicidae.

     

     

    -          "- Tu piques pour surprendre, laisser ta trace, simple rougeur ou souvenir qui démange. Mais après, tu dois te sentir bien seul. Que fuis-tu moustique ? » lui répond l’insolente victime.

     

     

    (27/03/2015)

     

    Petit dialogue ordinaire


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