• paysage du Berry

     

    Bonjour à toutes et tous,

    Pourquoi ai-je hésité à retourner sur mon blog,  sur ma communauté « textoésies et vous », sur les réseaux mais aussi à vous visiter comme avant ?

    Volonté ou paralysie psychologique et inconsciente, conséquence d’une sorte d’overdose Facebookienne ou peut-être principalement d’un heureux et long décrochage durant l’été qui aura duré pendant l’automne ?

    J’espère de tout cœur votre compréhension d’autant que pendant cette période je vous ai lu quelquefois. Je reconnais que je ne suis plus dans le rythme de la publication et de la visite immédiates.

    Comment vous expliqué ce qui m’est arrivé, ce que j’ai vécu ? Ai-je profondément changé en raison de mes nouvelles conditions de vie ? Ou est-ce seulement parce que j’ai conscience d’avoir « tout mon temps » ?

    Depuis plus de deux ans, nous vivons dans le Berry, entre Bourges (18) et Issoudun (36), encore plus près de La Châtre (36). Si je me promène avec notre chien chaque jour, suis bénévole,  j’ai le plaisir d’animer deux ateliers d’écriture. Oui, vous dire aussi que je bénéficie du privilège d’habiter tout près de Lignières-en-Berry (18), village connu pour son hippodrome et sa scène nationale « LES BAINS-DOUCHES ». Simplement vous dire que j’apprécie de me rendre à des concerts dont le plus récent, celui d’Emily Loizeau.

    Je me sens bien et tellement mieux qu’en région parisienne dans cet environnement en plein cœur des paysages, rivières, prés, cultures et forêts, tout près des troupeaux si familiers que je parle aux chevaux, ânes, bovins et moutons.

    Je me sens si bien que j’écris quelques fois mais partage moins. J’ai apprivoisé la solitude que je redoutais. Est-ce parce qu’elle n’est pas la même en ville et dans la nature ? Je n’ai pas encore toutes les réponses.

    Je suis en quête d’échanges et de partages réels. Mon parcours commence seulement dans une région, un territoire qui ne m’a pas attendue. Alors, l’amitié fait son chemin, plus escargot que pur- sang. La poésie en moi, reste en retrait, réservée, presque secrète. Heureusement, je suis adhérente d’une association qui organise une soirée du Printemps des Poètes et qui avant tout, à travers ses participants, aiment et transmettent la poésie. Je le suis également des Poètes en Berry.

    Je reviens vers vous et vers moi-même tranquillement avec amitié et sérénité.

    Toute ma reconnaissance pour votre patience.

     

    Suzâme


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  • Rosier de l'Abbaye de Noirlac (Cher) en juin 2017

     

    Bonjour à toutes et tous,

    Toute ma reconnaissance pour vos témoignages, votre amitié  et votre compréhension depuis la création de mon blog. Depuis plus de quatre ans, je fréquente beaucoup moins internet. Promis, je resterai en contact et espère un retour à la mi-septembre. Moins d'écriture et plus de vie... C'est la période. Je vous embrasse. Suzâme


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    Cottage près de l’entrée du bois, dessin de Rembrandt

     

     

    « Ô le bel exil

    Que d’exister en forêt

    De cueillir la vie

    Comme fruit du paradis

    Comme fleur ou lumière ! »

     

    Pour s’endormir en sagesse, le vieillard se chuchotait ces quelques vers apportés jadis par un oiseau merveilleux pendant le premier jour de construction de sa maison si éloignée de l’humanité.

     

    « Ô le bel exil

    Que de respirer sans fin.

    Bonheur est maison. »

     

    (04/07/17)

     

     

     

     


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  • Commmunauté L'Herbier de poésies : Un hêtre, deux êtres

    Photo de Photo Françoise Isabel La vieille Marmotte

     

    Il respire à la racine

    du hêtre inaccessible,

    puise son idéal,

    jouit de sa nourriture

    puis infiniment s'épuise,

    l'enfant de nos vies.

     

    (30/06/17)

     

    Hêtre Haïbun pour la page 81 de l’Herbier de Poésies

     

     

     


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  • Le vieux saule de Susis

    Le vieux saule de Susis

     

    Sous sa vaste robe saoule de vent

    Se réfugiaient renards sans pitance

    Papillons épuisés, orphelins sauvages

    C’était au temps de l’Absence.

     

    Saule n’était plus seul près de l’eau

    Se nourrissaient hérissons errants

    Tortues abandonnées, enfants perdus

    C’était au temps de l’Existence.

     

    Suzâme

     

    (24/06/17)

    https://imagesreves.blogspot.fr/2017/06/elle-sincline-la-page-80-de-lherbier.html

     


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